Vie, amour et SP

Écrit par le 21 juin 2013 – 1 commentaire

Vie, amour ET SP? La dernière année m’a en effet montré que ces trois entités pouvaient coexister.

Je m’appelle Maria, j’ai 20 ans et j’ai la SP. J’avais 15 ans quand on m’a dit que j’étais atteinte de cette maladie, et jusqu’à tout récemment, je ne m’étais pas encore tout à fait remise de ce choc. Lorsque les médecins m’ont annoncé que j’avais la SP, j’ai vraiment cru que ma vie était finie. Je ne savais plus vers quoi me tourner ni à quoi m’accrocher. J’avais passé les quinze premières années de ma vie à planifier celle-ci dans le moindre détail, et voilà qu’on m’annonçait que j’étais atteinte de SP. Je me suis sentie complètement perdue et aveugle. J’ai aussi pensé que personne n’aurait envie de m’aimer, que j’étais devenue « imparfaite » et que je n’avais plus d’avenir.

Ma vision des choses a toutefois rapidement changé.

À 17 ans, j’ai obtenu un stage à IBM, et l’été suivant, à Intel. Je me suis par la suite inscrite en génie du bâtiment à l’Université de l’État de l’Orégon, et peu à peu, le sentiment de fierté qui avait disparu à l’annonce du diagnostic de SP a refait surface, lentement, mais sûrement. En ce qui concerne « l’amour », je n’avais pas vraiment d’idée claire de ce qu’était l’amour. Lorsque mes parents ne se disputaient pas, l’harmonie entre eux demeurait des plus fragiles. Par ailleurs, ce qu’on montrait à la télé de l’amour n’était que pur scénario, y compris les émissions de téléréalité (toutes mes excuses mesdames, mais c’est bel et bien le cas). J’ai bien eu des petits copains au secondaire et au cégep, mais ça n’a jamais vraiment été sérieux. J’ai alors pensé que ça dépendait de moi et que puisque je n’avais jamais été le témoin d’une relation amoureuse véritable et fonctionnelle, rien en moi ne pouvait me guider. Cependant, l’été qui a précédé ma deuxième année de cours, j’ai commencé à parler avec un garçon. Il était plus vieux que moi (il avait quatre ans de plus, pour être exacte), mais c’était tellement agréable de passer du temps avec lui. J’ai appris qu’il était revenu d’Afghanistan l’année précédente et qu’il étudiait lui aussi à l’Université de l’État de l’Orégon. Nous sommes devenus de bons amis et avons commencé à sortir ensemble quelques mois plus tard. Je l’aime et je sais qu’il s’agit bien d’amour. Une chanson des Moldy Peaches dit que nous sommes des amoureux à temps partiel, mais des amis à temps plein, et c’est exactement ce qu’est Aaron à mes yeux. Il sait que j’ai la SP. Il sait aussi que j’ai du mal à calculer et que je n’aime pas les carottes bouillies, mais il m’aime malgré tout!

Alors, en résumé, j’ai 20 ans, j’étudie en génie du bâtiment, je me prépare à faire un stage en conception et développement (bon, ça vous semble peut-être un peu assommant, mais croyez-moi, c’est vraiment super), je suis en amour avec mon meilleur ami et j’ai la SP. Donc, vie, amour et SP peuvent bel et bien coexister.

Une réponse

  1. marwa rock dit :

    Vous avez raison j’ai la mm histoire que vous j’ai 20ans j’étudie en commerce international, je me prépare à faire un stage en CMCP je suis en amour avec un mec génial qui me soutient et j’ai la sep en gros Vie ,amour et sep.

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