Le Camp de vacances SP ou la valeur des contacts humains

Écrit par le 7 novembre 2012 – Aucun commentaire

Cet été, j’ai eu le privilège de me faire demander d’aller partager mon expérience au quotidien avec la SP avec une soixantaine de jeunes en tout qui participaient au Camp de vacances SP. Ce camp est destiné à des enfants dont un parent a la sclérose en plaques. Il a pour but premier de donner un répit bien mérité au parent en question (!), mais il permet également aux participants de rencontrer d’autres jeunes qui vivent une situation semblable à la leur. Il s’agit donc d’une occasion pour eux de parler de leur expérience et de démystifier la SP.Mais surtout, le camp leur permet de s’amuser, grâce à des jeux variés, et de se divertir! Bref, d’avoir du plaisir!

Mon rôle? Témoignage et tatouage; le Combo « TNT »! Je dis ça, mais ce sont totalement eux qui m’ont dynamitée! Avec leur énergie positive, leur soif d’apprendre et surtout de comprendre, finalement, avec leur joie de vivre! Oui, je donnais des ateliers-témoignages « Vivre avec la SP » et sur la façon dont se traduit la SP dans mon quotidien. En combiné, je donnais des séances de tatouage temporaire au airbrush pour tous les jeunes, une activité plutôt appréciée! Mais ma présence au camp en était surtout une d’accompagnement. Cela m’a permis de donner aux jeunes l’occasion de pouvoir s’identifier à quelqu’un ou de se sentir assez à l’aise pour aller lui poser des questions, possibilités qui sont souvent absentes de leur propre quotidien, dans leur famille ou avec leurs amis.

Deux camps d’une semaine chacun se sont succédé. Un en juin, au Camp Richelieu, à St-Côme, dans Lanaudière, pour 30 jeunes de 7 à 12 ans, et un en août, au Camp Edphy, à Val-Morin, dans Les Laurentides, pour ceux de 12 à 16 ans. La programmation de ces camps est constituée de 75 % d’activités propres au camp, par exemple du canot, de l’hébertisme ou du tir à l’arc, mais aussi de 25 % d’activités axées sur la SP. Ces dernières se composent de jeux de simulation de symptômes, de courses à obstacles, de quiz ou de bandes dessinées collectives, mais plus particulièrement, de discussions sur la sclérose en plaques.

En plus de faire attention à ne pas me fatiguer et à prendre beaucoup de repos, j’ai quand même pu, dans la mesure de mes énergies, participer à plusieurs de ces activités; construction de cabanes, camping dans le bois et danses! Mais c’est au Camp Edphy que j’ai participé à une activité dont je me souviendrai toujours : j’ai fait le mur d’escalade! Poussée par les cris et les encouragements des jeunes, je me suis moi-même surprise par ma force et je me suis rendue tout en haut du mur! Mon corps me l’a bien sûr fait payer, mais c’est bien peu cher pour toute la gratification que j’en ai retirée…!

Malgré que ce fut vraiment très fatiguant par moments, ce fut en revanche tellement rafraichissant, valorisant et réénergisant de côtoyer ces boules d’énergies explosives sur deux pattes! De ce genre de dynamite, j’en reprendrais n’importe quand! Vivement l’été pour le Camp de vacances SP!

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