La SP et l’amour ou l’espoir dans les difficultés amoureuses liées à la SP

Écrit par le 7 janvier 2013 – 1 commentaire

Quand on apprend qu’on a la SP, on se sent « tomber à la renverse », un peu comme dans ces fameuses pubs où on voit des gens apprendre qu’ils ont le cancer. Dans la seconde qui suit, on se demande un tas de choses. En une seconde, on se pose des questions sur notre survie, sur notre qualité de vie et sur ce que deviendra notre situation amoureuse.

Si on est en couple, on se demande s’il va durer. Si on est célibataire, on se demande si un jour on finira par trouver quelqu’un malgré cet aspect envahissant. Les statistiques nous donnent des chiffres peu encourageants. Le taux de divorces global au Canada est de près de 40 %. Bon nombre de couples ne survivent pas à un diagnostic de sclérose en plaques. Le mien n’a pas fait exception à cette règle. Il faut dire que j’ai reçu ce diagnostic un mois seulement avant mon mariage…

J’avais donné deux options à mon futur mari : soit tu es là-dedans avec moi à 100 %, soit tu t’en vas si tu ne t’en sens pas capable, et je ne t’en voudrai pas. Il avait bien sûr choisi la première option, croyant que oui, il serait capable d’affronter cet invisible ennemi, dont nous ne savions pratiquement rien. Mais qui donc peut prétendre qu’il sait ce qui l’attend dans la SP? Qui peut savoir si effectivement, au bout de quelque temps ou de quelques années, il sera toujours capable d’épauler son conjoint à 100 %? Personne. Comme le dit Michael J. Fox de la maladie de Parkinson dont il est atteint, « ma maladie ne me fera pas mourir, mais elle va mourir avec moi ». Et c’est à peu près la seule certitude qu’on peut avoir avec la SP.

Et maintenant, en tant que nouvelle célibataire, après un mariage brisé et une relation qui a dû cesser avec une autre personne atteinte de SP, c’est cette idéologie qui me fait penser que le chemin sera long et ardu avant que je puisse rencontrer quelqu’un qui acceptera cette maladie dans sa vie, comme toute autre contrariété de la vie dite « normale » d’un couple. Redéfinir sa vision de ce que doit être la compréhension envers l’autre, dans la tolérance de ce que lui impose sa maladie. Tout ce plan d’attaque est fort complexe et demande efforts et persévérance.

Je croyais tout ceci impossible après mon divorce, lequel a été suivi d’une autre rupture liée à la SP. Cependant, le fait d’avoir rencontré une nouvelle personne dernièrement, malgré le fait que ça n’ait pas duré vraiment longtemps, pour d’autres raisons, m’a redonné espoir. Je croyais que plus personne ne voudrait de moi. Moi qui, avec la SP, avais été désillusionnée de l’amour. Moi qui ai toujours trouvé que l’espoir est un état passif, j’ai maintenant retrouvé un grand optimisme à l’égard de cette possibilité. Être en amour avec quelqu’un qui veut de moi, avec tout ce que j’offre de bon et de moins bon, même avec la SP, c’est possible! Je suis maintenant seule, mais j’ai enfin retrouvé l’espoir en l’amour…

Une réponse

  1. Pierre1601 dit :

    Bonjour Katiaé J’ai été réellement touché par ce que tu as écrit car je vie exactement la même chose. J’ai été diagnostiqué en 2001 mais j’avais certain symptômes près de 2 ans auparavant. Je suis moi aussi dans la phase secondaire progressive depuis plus de 1 an donc avec une progression lente, mais constante. Je me pose les mêmes quetions que toi sur comment je pourrai un jour retrouver l’amour. Je suis une personne optimiste de nature et je fonce dans la vie à plein. Puis-je espérer qu’un jour je redécouvrirai l’amour!! je l’espère vraiment. Ce sentiment si important, l’est encore plus je crois, pour ceux qui l’on perdu. Au plaisir Pierre

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