Toscane

Écrit par le 16 février 2015 – Aucun commentaire

Bonjour,

J’ai 17 ans et je suis passionnée d’équitation depuis l’âge de 8 ans. Au départ, ce n’était qu’un passe-temps. J’allais à l’écurie de ma famille une fois par semaine pour apprendre à monter à cheval. Ensuite est venu le temps où je m’occupais seule d’un poney dont mon entraîneur était propriétaire. Puis, le 25 décembre 2009, mes parents ont réalisé mon plus grand rêve, celui de m’acheter un cheval, à moi! Depuis ce jour, je partage ma vie avec une belle jument, Toscane, maintenant âgée de 6 ans, qui a vraiment changé ma vie. Quand j’ai eu Toscane, elle n’avait que 18 mois. Elle était encore pouliche et ce fût une magnifique expérience de pouvoir tout lui apprendre, à ma façon. J’avais dorénavant un nouveau rêve, celui de participer à une compétition équestre régionale avec Toscane, et pas plus tard que l’été 2013.

Malheureusement, au mois de décembre 2012, j’ai eu un obstacle dans ma vie… J’ai eu ma première poussée de SP, et sans savoir ce que j’avais, mes neurologues m’ont demandé d’arrêter de monter à cheval, et ce, jusqu’au mois de mars 2013, le mois où j’avais rendez-vous pour obtenir mes résultats officiels. C’est là qu’on m’a annoncé que j’avais la sclérose en plaques.

À partir de ce moment, je suis un peu entrée dans une bulle. Toscane est devenue un genre de « thérapie » pour moi. Chaque fois où je devais aller à l’hôpital pour une IRM ou un suivi avec ma neurologue, je ne pouvais m’empêcher d’aller dire un petit coucou à ma jument, qui est en pension à quelques minutes de chez moi et, heureusement, sur mon chemin quand je vais à l’hôpital. Cette jument est maintenant beaucoup plus qu’un simple cheval pour moi, elle est une amie, une complice.

Étant donné que je n’ai pu m’entraîner durant l’hiver 2013, j’ai dû laisser tomber toute idée de compétition pour l’été. Ça m’a fait énormément de peine. On aurait dit que je laissais filer un rêve entre mes doigts. Mais je ne pouvais rien y faire. La santé passe avant tout. En plus, avec l’ajustement de médicament, il y avait certains jours où j’étais plus faible et fatiguée qu’autre chose. Mon entraîneur, qui était au courant de ce qui m’arrivait, m’a dit de ne pas me décourager, que Toscane et moi étions encore jeunes et que notre compétition, on la ferait un autre été. He bien! Heureusement que ma motivation était toujours présente! J’ai entraîné Toscane quatre, et parfois même cinq jours par semaine durant l’hiver 2014. Je voulais la faire, cette compétition!

J’ai finalement pu réaliser mon rêve d’enfant de faire une compétition régionale, et ce, avec mon propre cheval, Toscane. Le 13 juillet 2014, après beaucoup d’entraînement et certaines périodes de découragement, car un cheval, ça ne fait pas toujours ce qu’on veut, j’ai réussi à atteindre mon objectif, celui que la vie m’avait empêchée de réaliser un an plus tôt. Toscane a été incroyable cette journée-là : elle m’a tout donné. À la fin de mon parcours, j’ai fondu en larmes. J’étais tellement heureuse d’avoir réussi. Les gens qui nous regardaient ne pouvaient pas comprendre pourquoi je pleurais, mais moi, je savais très bien quelles épreuves j’avais dû surmonter avant d’arriver là. J’étais heureuse que Toscane ait été aussi patiente avec moi depuis le tout début. J’étais fière de moi : la sclérose en plaques ne m’avait pas empêchée de réaliser mon rêve. En réalité, j’étais fière de nous! Toscane m’a fait découvrir qu’il fallait toujours avoir une motivation pour continuer à avancer dans la vie.

Stefanny

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