Qu’est-ce que la SP?

On croit que la SP est une maladie auto-immune, dans laquelle le système immunitaire attaque les tissus de son hôte, ce qui cause de l’inflammation dans de petites régions du système nerveux central (ou SNC – comprend le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques). L’inflammation altère la myéline, gaine lipidique (gras) qui protège les fibres nerveuses appelées axones. La myéline détériorée peut être remplacée par du tissu cicatriciel (sclérose). Il arrive souvent que la fibre nerveuse elle-même soit affectée. Lorsqu’une région de la gaine de myéline ou une fibre nerveuse est détériorée, les messages qui circulent entre le système nerveux central et les autres parties du corps peuvent être perturbés. Les zones touchées sont souvent appelées lésions ou plaques.

Cette perturbation des messages peut entraîner divers symptômes selon l’emplacement de la lésion. Si le nerf optique est touché, des troubles de la vue peuvent se manifester. Si les lésions touchent des nerfs sensoriels, il en résultera des picotements, des engourdissements ou de la douleur. Enfin, si la détérioration touche les nerfs moteurs, de la raideur musculaire ou une faiblesse des muscles peuvent être ressenties.

Le diagnostic de la SP repose sur l’examen neurologique, les antécédents médicaux et d’autres données comme les résultats d’examens d’imagerie par résonance magnétique (IRM) ou de ponction lombaire. Il faut beaucoup de temps parfois pour diagnostiquer la sclérose en plaques ou éliminer totalement la possibilité de SP.

Chez la plupart des personnes atteintes de SP, les épisodes d’inflammation (appelés poussées) sont suivis de périodes où les symptômes disparaissent (appelées rémissions). C’est ce qui définit la forme cyclique (poussées-rémissions) de SP, que présentent 75 % des personnes au moment du diagnostic. En général, les symptômes s’améliorent ou disparaissent durant les rémissions jusqu’à la prochaine crise. Il existe une autre forme de SP, moins fréquente, la forme progressive primaire, qui se caractérise par une aggravation continue de la maladie, dès le début, sans poussée ni rémission évidente; de 10 à 15 % des personnes présentent cette forme de SP au moment du diagnostic.

À un certain stade, l’accumulation continuelle de lésions nerveuses peut faire évoluer la forme cyclique vers la forme progressive secondaire de la SP – chez la plupart des personnes atteintes de SP, cette transformation se produit au fil du temps. La forme progressive secondaire de SP comporte moins de poussées et moins d’inflammation que la forme cyclique, mais les effets de la maladie s’accroissent de manière constante, en raison de la détérioration progressive des fibres nerveuses.

Une poussée est habituellement le signe d’une intensification de l’activité inflammatoire dans le cerveau ou la moelle épinière. Toutefois, la fréquence des poussées n’est pas un indice du degré d’activité de la maladie : environ 90 % des lésions dans le cerveau et la moelle épinière causées par la SP n’entraînent aucun symptôme. Par conséquent, même durant les périodes où on n’éprouve aucun symptôme, la maladie progresse « silencieusement » et continue de détériorer le système nerveux.

 

Qu’est-ce que la SP?